1. Mon parcours.

Thomas Web developper chez WeJustPixel

Thomas Web developper chez WeJustPixel

A un monde de l’entreprise qui m’a ouvert ses portes, j’ai pourtant préféré le statut d’indépendant. Très tôt attiré par l’entreprise, j’ai poursuivi des formations académiques me permettant de développer les compétences recherchées par les recruteurs. Après un IUT GEA à Gap, j’ai prolongé ma scolarité par une licence professionnelle en Gestion d’entreprise. puis à l’école 42 ouverte à Paris par Xavier Niel il y a maintenant 4 ans pour parfaire mes connaissances en développement Web. Diplômé, j’ai rapidement pu intégrer une start-up spécialisée dans la recherche de stage à l’étranger pour les étudiants français. Installée à côté d’Aix-en-Provence, cette société m’a permis de mettre en pratique les différents savoirs et savoir-faire accumulés lors de mes 4 ans de formation. Ma fonction principale était de proposer aux étudiants français, les offres de stage les plus adaptées à leur profil. Cet exercice m’a beaucoup plu et j’ai d’ailleurs participé au succès commercial de l’entreprise. Au-delà de cette satisfaction personnelle, cela m’a surtout permis de réfléchir aux besoins de l’entreprise et aux moyens d’accroître son efficacité. Dans le cas de cette start-up, face à l’abondance et à la diversité des offres de stage (destination, durée, domaine de compétence, rémunération…), des améliorations étaient nécessaires dans l’outil de recherche web proposé aux étudiants. Grâce à cela, j’ai pu très tôt exploiter mes connaissances techniques en développement Web en construisant notamment un outil de recherche permettant à l’entreprise de réaliser d’importants gains de productivité en termes de personnels (avec notamment un gain de temps pour les collaborateurs dans la sélection du « bon candidat »). De là est née une solide conviction ; sur le marché, la position de force d’une entreprise se résume en quelques noms : PHP, drupal, Django, html5, Javascript… !
Et même si toutes les conditions étaient réunies pour m’épanouir dans ce job, j’ai pris la décision de quitter cette entreprise pour devenir freelance ! J’ai fondé aujourd’hui une agence de développement Web sur Paris. Pourquoi ce choix ? En acteur rationnel, j’ai simplement réalisé un arbitrage entre les avantages et les inconvénients d’une telle décision…
Pour faire un choix éclairé, suivez le guide !

2. Avantages et inconvénients d’être freelance.

Voici les différents avantages et inconvénients de mon statut aujourd’hui de freelance. Cette liste n’est ni exhaustive ni destinée à vous convaincre, elle peut simplement vous permettre de faire un choix en toute connaissance de cause. D’autant plus que chaque avantage et chaque inconvénient peut être « pondérés » différemment en fonction de sa situation personnelle.

Les inconvénients du statut de Freelance :

– Autant l’annoncer tout de suite, être freelance n’est pas une partie de plaisir ! En plus de son travail, il faut gérer toute la partie administrative de n’importe quelle entreprise : comptabilité, communication, relation commerciale, prospection, relance client, gestion des impayés, de trésorerie, etc.
– Quand un freelance perd ses clients, aucun code du travail ne peut le protéger. Il n’a droit à aucune allocation chômage… comme n’importe quel chef d’entreprise. Être indépendant, c’est donc plus rentable, tant que vous travaillez !
– Vous serez payé à 30/60/90 voire 120 jours fin de mois : par exemple, si vous travaillez en juillet, vous ne serez généralement rémunéré que fin août/septembre/octobre voire novembre ! C’est l’usage dans les relations entre professionnels, le paiement comptant est rare.
– Attendez-vous à un changement de mode de vie. Vous passez de l’autre côté. La vie sécurisante et sécurisée du salarié c’est fini ! Comme le dit notre cher ministre de l’économie Emmanuel Macron : « La vie d’un entrepreneur, d’un patron de PME, d’un artisan est bien plus dure que celle d’un salarié ». Quelques semaines avant la fin de vos missions, vous vous inquièterez d’en trouver rapidement d’autres, vous vous mettrez à lire des magazines économiques pour vous tenir au courant du marché, vous serez attentif à tout changement du cadre légal des entreprises, vous réfléchirez à la façon de placer votre excédent temporaire de trésorerie. Une partie de vous y pensera en permanence.
– Autre difficulté qui est rarement abordée mais très pénalisante : vous aurez des difficultés à souscrire un crédit immobilier ou même à louer un logement. Les jeunes indépendants (moins de 3 ans d’activité) font peur aux banques, aux propriétaires et aux agences immobilières. Si vous envisagez d’acheter ou de déménager à court et moyen terme, surtout, restez salarié. A Paris, trouver un logement en tant que salarié est déjà difficile, pour un jeune indépendant c’est le parcours du combattant.

Les avantages à être Freelance :

Nawal Freelance Graphiste chez WJP

Nawal Freelance Graphiste chez WJP

– Etre freelance, quelle excellente alternative au statut de salarié de plus en plus instable avec le développement et la multiplication des contrats précaires (CDD, intérim, stage…).
– En étant freelance, on s’émancipe : plus de hiérarchie, plus de cadre imposé, plus de limite à sa propre créativité, pas de frein à ses ambitions ou à ses idées.
– Le fait de pouvoir assumer seul et en toute liberté les conséquences de ses décisions est aussi un avantage même si cela peut être à double tranchant (cf. au 2ème inconvénient).
– Autre avantage alléchant, la rémunération est généralement plus élevée qu’en CDI. La rémunération est, parallèlement à l’envie d’indépendance, l’une des raisons principales qui expliquent la décision de se mettre à son compte en tant que freelance. La conversion professionnelle vers le freelancing est en effet bien souvent, après des années passées en tant que salarié, l’occasion de mieux tirer profit de la valeur ajoutée générée par son travail. Encore faut-il bien choisir son tarif et limiter ses périodes d’inactivité…
– Le cadre même du travail est plus souple : tant que vous êtes disponible pour vos clients, peu importe que vous vous leviez à 11 heures du matin et que vous travailliez jusqu’à 3 heures du matin, ou le week-end plutôt que la semaine, etc. Ce qui compte avant tout, c’est de satisfaire le client en répondant au cahier des charges dans les délais imposés.
– Du côté des entreprises qui font appel à nous, un freelance ça coûte naturellement cher, mais, pour une société, entre un freelance et un CDI + charges patronales + autres prélèvements obligatoires, c’est à peu près pareil…
– Enfin pour ceux qui ont peur de l’isolement, les espaces de coworking et les bureaux partagés poussent comme des champignons à Paris !

Il ne vous reste plus qu’à faire le bon choix !